Biographie
Apprenti plombier à seize ans, fonctionnaire à vingt-six, député du Val-d'Oise depuis 2017. Le parcours, les mandats, les dossiers.
Mon parcours
Je suis né le 26 mai 1984 à Niort, dans les Deux-Sèvres, dans une famille d'agents publics : ma mère était aide-soignante, mon père fonctionnaire territorial. L'école ne m'a pas réussi tout de suite. À la fin de la troisième, j'ai quitté le collège pour un apprentissage de plombier.
J'y ai appris un métier, et surtout que la vie ne s'arrête pas à une orientation subie. J'ai repris mes études par une capacité en droit, puis une licence de droit public à l'université de Limoges, où j'ai présidé l'UNEF. En 2010, j'ai réussi le concours d'attaché territorial.
Avant d'être élu, j'ai donc été fonctionnaire. J'ai travaillé sur l'hébergement d'urgence et les bidonvilles, puis sur le démantèlement du camp de Calais en 2016. C'est ce qui a le plus marqué mon parcours professionnel : on n'en sort pas avec les mêmes certitudes sur ce que l'État sait faire, et sur ce qu'il refuse de faire.
Mon parcours politique
J'ai milité au Parti socialiste de 2002 à 2017. En 2017, j'ai rejoint La République en marche et j'ai été élu député de la 10ᵉ circonscription du Val-d'Oise. J'y ai défendu une ligne sociale, et j'ai fini par constater qu'elle n'y avait plus sa place : j'ai quitté LREM en mai 2020.
J'ai cofondé le groupe Écologie Démocratie Solidarité avec Émilie Cariou, puis le parti Les Nouveaux Démocrates, qui a rejoint Europe Écologie Les Verts en octobre 2022. Réélu en 2022 avec 55,8 % des voix sous la bannière de la NUPES, j'ai soutenu publiquement La France insoumise aux élections européennes de 2024, ce qui m'a valu d'être suspendu d'EELV.
En juillet 2024, j'ai été réélu avec 69,6 % des voix sous les couleurs du Nouveau Front Populaire. Je siège depuis avec le groupe La France insoumise - Nouveau Front Populaire. Ce chemin n'est pas une ligne droite, et je ne cherche pas à le présenter comme telle : il m'a conduit de la gauche socialiste à la gauche de rupture, en passant par une majorité présidentielle dont j'ai fini par partir.
Mon travail à l'Assemblée
Élu en 2017, j'ai d'abord siégé à la commission des affaires sociales. En septembre de la même année, le Premier ministre m'a chargé d'une mission sur la refonte de la politique d'accueil et d'intégration des personnes étrangères en France.
Pendant cinq mois, j'ai auditionné des réfugiés, des associations, des administrations, des entreprises, le Défenseur des droits, l'Ofii et l'Ofpra. Le rapport remis en février 2018 contenait 72 propositions, chiffrées à 607 millions d'euros : doubler les cours de français, porter la formation civique de douze à soixante heures, autoriser à travailler les demandeurs d'asile sans réponse au bout de six mois, reconnaître partiellement les qualifications acquises à l'étranger, faciliter l'accès au logement. La même année, j'ai été rapporteur du volet assurance chômage de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Depuis 2024, je siège à la commission des affaires étrangères, dont je suis le référent pour le groupe La France insoumise, et je préside le groupe d'amitié France-Sénégal. La commission examine les traités et accords internationaux avant leur ratification, auditionne les ministres, les ambassadeurs et les responsables des grandes institutions, et se saisit des sujets qui engagent la parole de la France dans le monde. J'y travaille sur trois terrains : la mémoire coloniale et le rapport de la France à l'Afrique ; la souveraineté face aux législations extraterritoriales étrangères ; le respect du droit international. J'ai également participé au groupe de travail de l'Assemblée sur la réforme du corps diplomatique.
Je suis co-rapporteur, avec Amélia Lakrafi, de la mission d'information sur l'avenir de la francophonie, dont le rapport a été déposé en juin 2025. C'est de ce travail qu'est né mon prochain livre.
Dans la circonscription
La 10ᵉ circonscription du Val-d'Oise, c'est le nord de Cergy-Pontoise et les villages du Vexin : environ 66 500 électrices et électeurs. Une ville nouvelle des années 1970 et des communes rurales, avec les mêmes questions revenues chaque semaine à la permanence : les transports, le logement, l'école, l'accès aux services publics, les démarches administratives qui n'aboutissent pas.
C'est ce qui nourrit une partie de mon travail parlementaire : les questions écrites sur la dégradation du service ferroviaire, sur l'offre de bus, sur le projet de parc à thème à Courdimanche, sur les obligations de débroussaillement, viennent toutes de là.
L'ensemble de mes votes, amendements, questions écrites et interventions en séance est public et consultable sur le site de l'Assemblée nationale.
Mes dossiers en commission
Quatre dossiers, un même fil : la relation de la France à l'Afrique (la mémoire coloniale, les restitutions, la langue partagée) et le respect du droit international.
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L'avenir de la francophonie
Co-rapporteur, avec Amélia Lakrafi, de la mission d'information de la commission des affaires étrangères constituée le 30 octobre 2024. Notre rapport n° 1639 a été déposé le 25 juin 2025, au terme de plus de trente auditions et de deux cent cinquante entretiens. Il propose notamment la création d'une Académie francophone de la langue commune. C'est de ce travail qu'est né mon livre Le français, une langue africaine, à paraître le 14 octobre 2026.
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Thiaroye, une vérité qui attend
Le 28 novembre 2024, trois jours avant le 80ᵉ anniversaire du massacre des tirailleurs sénégalais du camp de Thiaroye, j'ai déposé avec Colette Capdevielle une proposition de résolution tendant à créer une commission d'enquête sur la tuerie du 1ᵉʳ décembre 1944. Plus de 130 députés l'ont signée. Elle attend encore son examen en commission de la défense.
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Restitution des biens et des restes humains
Je suis intervenu au nom de mon groupe le 6 mai 2026, lors de l'adoption définitive de la loi-cadre sur la restitution des biens culturels spoliés pendant la colonisation, promulguée le 9 mai 2026 ; puis le 15 juin 2026 sur la restitution des restes kali'na et arawak exhibés au Jardin d'acclimatation.
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Face aux lois extraterritoriales
Ma proposition de résolution européenne visant à renforcer la protection de l'Union face aux effets des législations extraterritoriales étrangères a été adoptée en commission le 29 avril 2026 et a fait l'objet d'un rapport le 27 mai. Faute d'inscription à l'ordre du jour dans les délais, elle a été considérée comme rejetée le 12 juin 2026, sans qu'aucun député ait eu à se prononcer.
Transparence
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Déclaration d'intérêts
Ma déclaration d'intérêts et d'activités, publiée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
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Mes votes, scrutin par scrutin
Le détail de mes votes et de ma participation, compilé par des sites indépendants.
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Comptes rendus de mandat
Les réunions publiques où je rends compte de mon travail devant les habitantes et les habitants.
Les prochaines dates